Brut de cueille

Bonjour,

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Brut de cueille !
On dira que le personnage principal était Président de FDC (pour rattacher aux histoires de chasse)
Il aurait pu être Président de Chambre d’Agriculture ou de tout autre Chambre consulaire ou d’organisme professionnel.
On est en Aveyron.

La petiote vient de passer avec brio l’entretien d’embauche, il ne reste que 2 candidats éligibles, elle a toutes ses chances.
Il reste une petite formalité : le Président lui demande de venir chez lui pour discuter plus amplement du Poste, un repas « à l’ancienne » sera partagé en famille, l’entreprise est conduite de façon familiale, c’est de bon ton…

Emilie se pointe donc à date et heure précise.
Le président l’accueille cordialement, on passe le seuil de la porte.

Au milieu de la salle à manger, une très grande table en chêne, très ancienne, traditionnelle avec des creux en forme d’assiettes creusées dans la table.

- Femme, sert nous !
La femme, soumise, ne pipe mot, elle prend de grosses louches de soupe et envoie directement dans les 2 creux de la table. Elle reste en retrait, ne se met pas à table elle-même.
Le président englouti la soupe à grosses lampées, des bruits porcins s’échappent, Emilie entend même un « vent » puissant suivi d’un rot non moins guttural.

Emilie n’ose rien dire, elle ne veut pas perdre espoir d’obtenir son premier travail. Elle subit ainsi 1 heure durant les manières « brutes de cueille » et d’une impolitesse inouïe du Président siégeant sur son trône. Il n’est pas question de parler du poste à pourvoir, le Président d’ailleurs ne parle … de rien! … on dirait qu’il ne s’occupe pas le moins du monde de son invitée…

Emilie est au bord des larmes, le regard quémandant un secours auprès de la dame du Président. Celle-ci est droite comme un cierge, au garde à vous, le regard fixe, lointain, inexpressif.
Le Président se lève enfin, sans avoir une dernière fois asséné un dernier ordre : cette fois c’est le chien qui, venant on ne sait d’où, s’élance sur la table et finit directement les restes dans les trous de la table.

Heureusement, le Président fait un signe à Emilie, celui de la sortie… elle n’attendait que ça.
- Pour le travail, on verra, ça vous a plu ?
- ?
-ça vous a plu la soupe ?
-Oui, oui, bien sur
-j’y ai mis des couilles de porc pour le gras, c’est meilleur.

Emilie a dû faire 200 ou 300 mètres, le temps de tourner 2 ou 3 virages et d’échapper à la vue du grand monsieur, elle a laissé tourner le moteur, elle est sortie de sa voiture, a tout vomis.

Au bureau, les collègues lui ont demandé si bien sur ça avait été avec le Président.

Le temps a passé, Emilie a été embauchée.

Le Président a organisé comme chaque année une réunion « galette des rois » et alors que tout le monde déguste la galette il interpelle Emilie avec sa voix tonitruante :
-Alors, le dîner chez moi, ça vous a plu Emilie ?

Emilie est livide, elle n’ose pas…
Puis c’est un énorme éclat de rire général, le Président reprend la parole

-Bon bizutage Emilie !


C’est ainsi que ce cher Président « brut de cueille » accueillait les nouveaux venus, sa façon à lui de les tester !
C’est une histoire vraie à 100 %. Et elle n’est pas Marseillaise !



Sujet écrit par jean-paul13 le vendredi 8 mars 2019 à 15:38

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